Ce guide se lit une fois et se garde en salle. Il décrit ce que le logiciel sait faire aujourd'hui, et seulement cela.
Le logiciel propose 34 tests, répartis en onze bilans : un bilan global, quatre bilans par région, six bilans par articulation. Vous n'êtes jamais obligé de tous les faire : avant de commencer, vous cochez ceux que vous voulez, et vous pouvez en passer un à tout moment pendant la séance.
| À prévoir | Pourquoi |
|---|---|
| Un trépied de téléphone montant à 1,40 m au moins | La hauteur dépend du test : hanche pour les tests de membre inférieur et de tronc, épaule pour les tests de membre supérieur, hauteur de table pour les tests allongés. L'écran du test vous indique laquelle à chaque fois. |
| Un rouleau de ruban adhésif de marquage | Pour marquer au sol la position du trépied et celle des pieds. C'est ce qui rend la séance de contrôle comparable à la première. |
| Une chaise sans accoudoirs, à assise ferme | Trois tests s'y déroulent : assis vers debout, extension active de genou assis, et la flexion de coude. |
| Une marche ou un step de 20 cm environ | Trois tests l'utilisent : descente de marche, montée de marche, réception de saut. Une marche d'escalier fait l'affaire si la caméra peut se placer de profil à trois mètres. |
| Une table de soins accessible des deux côtés | Cinq tests se font allongé : pont fessier, élévation de jambe tendue, extension de hanche et flexion de genou sur le ventre, abduction de hanche sur le côté. Deux autres s'y font assis au bord, jambe pendante : les rotations interne et externe de hanche. La caméra doit voir le patient entier, de profil ou de face selon le test. |
| Un mur clair et dégagé | Rien de sombre derrière les jambes, rien entre la caméra et le patient, aucun écran allumé dans le champ. Un mur sert aussi de butée au test de flexion dorsale de cheville, genou au mur. |
Comptez 30 à 45 euros pour le trépied et le ruban. La chaise, la marche et la table, vous les avez déjà en salle. Le téléphone aussi.
Le temps que vous passez ici est le seul qui compte. Une installation marquée au sol vous fait gagner la comparaison à trois mois, qui est ce que le patient vient chercher au contrôle.
| Tenue | Short au-dessus du genou, haut ajusté ou torse nu, pieds nus. Pas de vêtement sombre si le fond est sombre : c'est la seule règle qui compte vraiment pour la lecture du genou. |
| Position | De profil strict par rapport à la caméra, debout sur les repères au sol. |
| Avant de filmer | Faites signer l'information tarifaire et le consentement à la captation. Les deux documents s'impriment depuis l'application, onglet Analyser un fichier. |
Les sous-vêtements ne sont pas nécessaires. Ils n'apportent rien à la mesure et créent un problème de pudeur dont vous n'avez pas besoin. Un short et un haut ajusté suffisent.
L'application s'ouvre sur l'onglet Bilan. C'est le point d'entrée : c'est de là que partent les 34 tests. Les onglets Filmer et Analyser un fichier sont les outils de la prise, pas le parcours.
« Quitter le bilan » efface tout, et un rechargement de la page aussi. Tant qu'un bilan est en cours, ne fermez pas l'onglet et ne rechargez pas la page.
L'écran s'ouvre sur un chiffre unique : la grandeur principale du test en cours, avec son incertitude. Pour un squat c'est la flexion de genou, pour une élévation d'épaule c'est l'amplitude d'épaule, pour une flexion du tronc c'est l'inclinaison du tronc. C'est ce que le patient retiendra. Les autres grandeurs mesurées par le test sont dans le tableau en dessous.
Trois blocs. À corriger en rouge : la prise n'est pas exploitable, refaites la. À surveiller en orange : utilisable, avec une réserve. Contrôles passés, replié, pour mémoire.
Le chiffre affiché à côté de la mesure, par exemple ± 4°, est le bruit mesuré sur votre propre séance, pour cette grandeur-là : il est calculé pendant les deux secondes immobiles du début, sur la mesure concernée et non sur une autre. Une variation inférieure à ce seuil ne veut rien dire. Si la personne passe de 95° à 92°, vous n'avez rien mesuré.
Quand la phase immobile manque ou n'est pas exploitable, le rapport écrit « seuil non mesuré sur cette prise » et n'affiche aucun chiffre. C'est voulu : un seuil inventé serait une garantie imaginaire sur un document que vous signez.
D'où vient ce chiffre, et ce qui manque encore pour parler de validité : voir la note technique sur la mesure.
Le logiciel ne conclut jamais. Il ne produit ni diagnostic, ni score de risque, ni avis d'aptitude. Le champ de conclusion du rapport est vide et c'est vous qui le remplissez et le signez. C'est une exigence, pas une limite technique.
Vos dossiers n'existent que sur cet appareil. Nous n'en avons aucune copie et nous ne pourrons rien restaurer. La phrase de passe de la sauvegarde, notez la : sans elle, le fichier est définitivement illisible, y compris pour nous.
C'est la partie que personne ne prépare, et c'est celle qui décide si vous ferez un bilan ou cinquante.
Jamais à froid, et jamais sur une plainte. La prestation est une évaluation du mouvement, non thérapeutique, hors parcours de soins : le déclencheur doit être un projet, pas un symptôme.
Ce qui n'est pas un déclencheur acceptable : une douleur, une blessure, une sortie de rééducation, une prescription, une inquiétude médicale. Dans ces cas-là, vous êtes dans le soin, et le soin ne se facture pas comme une prestation d'évaluation. Si la personne arrive avec une plainte, traitez-la comme telle et laissez le bilan de côté.
« Pour votre objectif, on peut mesurer vos amplitudes plutôt que les estimer. Je vous propose un bilan dédié, en dehors de vos séances et sans rapport avec un soin : je filme, je mesure, et on se revoit dans trois mois pour comparer. Ce n'est pas un acte de kinésithérapie et ce n'est pas remboursé, c'est [votre tarif]. Je vous donne le document d'information avant que vous décidiez. »
Trois règles. La prestation s'adresse à des personnes sans prescription, hors parcours de soins. Elle ne remplace ni ne double aucun acte remboursé. Et vos honoraires se fixent avec tact et mesure, en les affichant en salle d'attente.
Aucune mesure n'en dépend, et elle est facultative. Un angle n'a pas besoin d'échelle : il se lit entre trois points de l'image, quelle que soit la distance. Cette page ne sert donc pas à étalonner le logiciel, et ne doit pas être présentée au patient comme une calibration.
Elle a un seul usage, et il est réel : prouver que la scène n'a pas changé entre la première séance et le contrôle à trois mois. Posée toujours au même endroit, elle apparaît sur les captures du rapport et montre, à l'œil, que la distance et la hauteur sont les mêmes. Si vous marquez déjà le sol au ruban, vous pouvez vous en passer.
Si vous l'utilisez : imprimez cette page sans mise à l'échelle, c'est-à-dire à 100 pour cent et non « ajusté à la page », vérifiez à la règle que le côté du carré mesure 100 millimètres, et posez-la à plat au sol dans le champ, à côté du patient, toujours au même endroit.
Si le côté mesuré n'est pas de 100 mm, réimprimez en désactivant toute mise à l'échelle. Une mire mal imprimée fausse le contrôle de la géométrie de caméra.